A primeiro contacto que tive com a poesia de Jacques Brel foi há muitos anos aquando de uma estadia com meus pais e irmão em Paris. Mais tarde em Lisboa devorei tudo o que dele então se podia comprar. Anos mais tarde, costumava atravessar “le plat pays qui est le mien” a caminho de Paris, onde me esperava o Amigo eterno Mahi Binebine. Mais do que uma vez, noite dentro ele, interrompia a escrita do seu primeiro livro, pegava na sua viola e cantava Brel para mim. Aqui transcrevo um dos poemas-canções, copiado do livro que ele, em impulso aniversariante me deu. Era o seu único exemplar. O seu livro preferido.
LE PLAT PAYS“
„Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et avec des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le coeur marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l’est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d’ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
Avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu
Avec un ciel si bas quíl fait l’humilité
Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu
Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s’écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
Ave de l’Italie qui descendrait l’Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la pleine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.
Jacques Brel
(Jacques Brel, “Oeuvre Intégrale”, France Loisirs, Paris, 1984)
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